2012/04/20




  C’est un pays grouillant d’individus qui frise le milliard. Un endroit comme nul part où la misère fait les coins ronds.  Une campagne clémente à peu près calme perd du terrain. Débordent de ce trop-plein bouillant des villes peuplées jusqu’à n’en fendre. Des familles entières abritent les rues, siègent les viaducs. Y vivent dans des maisons bancales de toiles, de tôles, de ce qu’ils trouvent. S’alignent et se succèdent des bidonvilles là où il y  encore de l’espace. Abrillé de feuilles de cartons, des centaines dorment à même le sol avec pour seule berceuse la cacophonie constante d’un trafic fou. Des feux de plastique éclairent la nuit. Faire d’un trottoir sa cuisine et l’eau à boire n’en parlons pas…

 C’est une folie de toutes couleurs et le silence s’en fut ailleurs. Les femmes, loin du voilées, montrent de grands morceaux de peau dans l’air du jour. Point rouge au front, la marche lente, elles cachent le peu de rupes qu’elles ont entre un sein et leur sari. Clochettes aux pieds, bijoux au nez, elles sont si belles dans ces tissus légers.

 C’est une nation de toutes classes, de bien des castes… full religions! Où les enfants se baignent dans des eaux troubles et laiteuses avec des vaches difformes d’avoir trop mangées de sacs plastiques. Ils s’amusent d’un rien, de cerfs-volants et de criquet. D’autres travaillent dure dans la misère d’une jeunesse invisible. Sans d’autre choix, certains défèquent et pissent à même les rues dans l’heure de pointe. Beaucoup se font adultes dans des corps d’enfants que la nécessité à fait vieillir trop vite.

 C’est une culture pour moi revisité. Cette impression de brume à toutes heures du jour que l’air épais brule dans l’horizon. Le vent remplit de particules sangsue mes yeux. La peau collante, noircie de crasse, je joue du coude avec rickshaws, camions et trous. S’accumule une foule peu importe l’endroit où je me pose. Des yeux curieux, des mains qui touchent. Des gestes parlent pour tout langage, le chai se boit de se comprendre. Taillé sa place, donné son droit aux vaches sans poil, éviter les collisions. Des chameaux tatoués de signes tribals tirant des charrettes de foin me dépassent sur l’autoroute. Et un matin, cet éléphant le visage peint surréalise mon bout de chemin.

 C’est un bouillon où les contrastes abondent les yeux, piquent les sens. L’odeur de l’encens côtoie celle de déchets que l’on brule à ciel couvert. D’incomparables sourires d’enfants. D’autres la mort au trousse, des membres en moins, des mouches aux yeux. Des villes que l’on étouffe sous les ordures et le temps des moissons se fait à la serpe sur des odeurs de mangues dans la campagne. La fumée noire des cheminées; des briqueteries à l’infinie. Les pétales de fleurs au pas des portes de chaque maison. Des guirlandes de fleurs aux parebrises des voitures. Des fleurs sur l’eau des fleuves, dans les cheveux des femmes. Vivre de peu, surtout de rien et faire avec. Hocher la tête de gauche à droite pour toutes réponses. L’Inde, tu es sans pareil de par le monde.

Comme tu es laide… comme tu es belle…

2012/04/13

L'Oman




 C’est un printemps de fournaise dans un Oman de feu. Sous les tropiques du Cancer, les matins se sont fait tôt pour de longs après-midis dans l’ombre…

 Ce lever avant le soleil qu’une fois sortie étire mon ombre loin derrière mes roues. Me vient en tête sur ces matins chauds des souvenirs du temps des cerises. Ma peau est devenue cuirasse, je bois sans cesse, me gave d’eau et ne pisse plus. Dans ce pays énorme que peu de gens habitent, les hommes ont la nonchalance aux bouts des manches. La démarche tranquille et ce chapeau finement brodé sur chaque tête fait l’identité de tout un peuple. À l’ombre des  maisons blanches, des mains se lèvent, me saluent. Des sourires s’adressent à mon passage. C’est un pays où la famille est à l’honneur et l’authenticité est bien placée.

 Le jour s’étire comme le matin monte. Mon ombre s’enjambe, se fait discrète sous les rayons. Défilent des terres de côtes que la mer partage en abondance. S’étalent des terres de sable que divaguent des ânes sauvages dans le lointain. Contrastent des terres abruptes que l’homme cultive au bout de gorges profondes. Entre deux tranches de montagnes s’accumulent de l’eau précieuse dans un pays où il ne pleut pas. Dans ces ``wadis``, des canaux d’irrigations ingénieux imbibent une sécheresse d’un vert épais. Y poussent des palmiers aux dattes hautes, des bananiers de feuilles géantes et des manguiers parfumant l’air.

 À la verticale du jour le soleil est un coït. Je cherche de l’ombre du bout des yeux. Trouve un arbre, me cache de sous ces branches, C’est l’heure de la sieste dans un Oman immobile qu’une température brulante empêche de tout. Lorsque les arbres se font ailleurs, j’aime à me réfugier dans ces casse-croutes de bord de routes. Dans un  minimum de meubles, un ventilateur déplace lourdement un air gommant. Tenu à l’indienne sur des odeurs d’oignons et de chai, j’écris en attendant plus frais. Sonne quatre heure et m’en retourne dehors. M’en retourne aux fourneaux…

 Le soleil descend; mon ombre prend les devants. Ma peau perd de son eau à mesure que le pays peint ses paysages couleur d’ambre. Lorsqu’enfin le soleil tombe dans la mer il bouille les plages de ces rayons. Des plages vierges, minées de trous que des tortues géantes creusent la nuit. Trainent dans le sable des coquilles molles que des nouveau-nés en carapace ont dû brisés pour aller toucher les eaux bleues d’une mer chaude.

 Suivant la côte, la nuit s’installe et Muscat se love sur bien des anses. De sur ma plage, la lune si douce est bienvenue. De ses immeubles et ses reflets, la capitale se fait blanche dans la nuit. Il me reste peu de temps pour voir du propre, de l’impeccable. Marcher du neuf sans pollution. Mais déjà je pense à ces endroits sales qui plafonnent ma mémoire. Un bouillon déjà bu. L’excitation d’un pays que j’ai gouté me remonte en tête.

Demain, je pars pour l’Inde quittant l’Oman et le Moyen-Orient.
Demain, je pars pour le Pays-Fou!

2012/04/05




 De ces quelques semaines j’ai bougé très peu. Quelques semaines pour aller nulle part. Pour faire autrement que sur deux roues. Quelques semaines chez des amis de longues dates. Si loin des terres de souches et pourtant je me repaysage de visages familiers.

 Passer des jours de petits projets sous ce grand toit à vive allure. Prendre le temps que je ne trouve autrement. Tirer sur papier grand format des portraits de ce voyage et des histoires s’imprime sur des visages. Des images qui désormais m’habitent et l’envie d’en parler me prend. Devant public, je donne trois conférences grisantes qu’une longue préparation à portée fruits.

 Faire de l’inertie de pures plaisirs. Retrouver le vrai café que j’instantanais depuis nombreux pays. Les soirs, aiguiser ses papilles sur des repas gastronomes que des millésimes parfaits accompagnent dans de grandes coupes. En découle de nonchalantes discussions. Explosent des rires sur le confort de coussins à même le sol. Ces amis je les aime tant avec qui le quotidien est fait de jeux. Avec eux, le rire sonne les minutes. Jouer sans peine et en tout temps. Le bonheur facile, l’aventure au fond des veines. Nous formons un trio de feu que nos projets alimentent des braises de passions. Hélas, le temps s’est fait vite voir occupé. Déjà je m’en retourne soliste dans un renouveau de départ que le printemps fera fournaise.

 À vous tous, vieilles branches de par le monde, avec qui l’amitié sonne juste. Je vous embrasse et pense à vous sur mes chemins de la bohême. L’amitié  n’est en rien la fréquence des rencontres mais bien la direction que prennent deux vies.

Bon vent à tous. Bon baisé du printemps…


2012/04/02



 C’est dans le creux d’une coque d’acier que j’ai flotté les eaux du golfe Persique pour un pays où je ne pensais jamais mettre pieds. Je ne pouvais m’imaginer toute l’étrangeté des Émirats Arabes. Massive démesure et d’étonnants changements contrastant l’Iran que tout d’abord je reconnus dans une absence de déchets.  L’endroit est immaculé, d’une propreté surréelle. Les sacs plastiques ne flottent nuls part et pousse du vert en plein désert. Du gazon phosphorescent bordent de grands boulevards. Des fleurs multi-couleurs centrent les ronds-points que l’on arrose en abondance. La folie des grandeurs s’étale et avale des tronçons de sable dans ce Las Vegas islamique. Une myriade d’immeubles hauts et forts, pour la plupart miroirs, poussent dans ce sable infertile et salé. Ces villes-vertiges arrosées à l’or noir défient les lois de la gravité. Grimpent des tours aux formes folles, grattent le ciel à n’en faire baver tout architecte.

 C’est un pays où l’on sépare le sel de l’eau afin de la boire. Un pays où l’on fabrique des plages d’un sable fin à l’aide de machines flottantes. De nouvelles plages chaque semaine s’installent en bordure de grandes façades commerciales. Là où il n’y avait rien de grands projets prennent formes dans un futur qui semble avoir oublié ces propres limites. Un pays qui se veut disponible de tout. Un pays neuf que le pétrole à fait possible. Un pays, pour moi, vide de l’authentique pour cause d’avoir grandi trop vite.

 C’est un pays à prime abord parfait qui sonne creux après un temps. Une bulle fragile sur laquelle l’on pavane ses richesses. Devant tous étaler son pesant d’or et ses jouets. Se plaire dans l’excès. Pour deux Émiraties, huit étrangers. La plupart venus de pays pauvres et surpeuplés que la nécessité à déplacée ici. Ils sont nombreux, majoritaire, à travailler pour peu. Venu chercher l’eldorado et prêt à tout pour un salaire de petite somme. Au matin, la ville prend du coffre, se gorge de tous ces travailleurs débordant des autobus blanches. Ils montent chaque jour de quelques étages des édifices déjà bien hauts.  Dans leurs yeux perlent l’envie. Sont-ils heureux… ont-ils quitté pire… trouvé mieux? Le jour tirant vers le bas, ils s’en retournent dans des camps loin du visible en plein désert. Des camps dans du vide. Des camps sans vert ni fleurs. Des camps d’hommes et leurs familles ailleurs attendent en terre natale. Le parfait porte son prix et pousse une charrue doré devant des bœufs-mirages. Un pays qui sans eux ne serait que poussière, soleil et vent.

 Réaliser que ce territoire c’est fait pays il y a à peine 50 ans. S’imaginer une vie nomade où l’on survivait de peu, de dattes, de perles et de chameaux. 50 ans, c’est peu pour effacer ces origines. 50 ans pour y  noyer dans le pétrole toute sa culture. N’en reste rien que beaucoup de ``shopping malls`` ont remplacés. N’empêche l’air climatisé va me manquer!

Je m’en vais en Oman.
Là où le soleil cuit tout ce qui n’est pas dans l’ombre.
Je m’en vais faire de ma peau du cuir!

2012/03/18



 Faire de ce voyage un plaisir pour mes yeux que l’odeur du vent transporte dans mon dépaysement. Au bout de l’effort ce gout métallique me vient en bouche lorsque le soleil tombe sur des lieux différents pour chaque jour. Des mois de bourlingue pour de fines secondes d’extases. Des mois pour des détails. La perfection dans des regards… la perfection sur de courtes distances. La simplicité d’avoir du temps pour des moments d’une précision intense. Comparer ma vie inévitablement à d’autres. Rouler à même le pouls d’un peuple. Battre une mesure aux rythmes sans cesse changeant. Dans les échanges de petits riens trouver de grands tout. Réaliser que le monde peu importe l’endroit se ressemble dans ces interactions humaines.

 Réaliser qu’avoir des choix n’est pas à la portée de tous. De simples choix comme celui de lire un livre. N’importe lequel peu importe son contenu. Avoir le choix de ces habits. Ne pas être contraint dans des tissus sociales à contre ces envies. Choisir sa religion et les ennemis qui viennent avec ou ne pas en avoir tout simplement. Le choix des discussions, des opinions contre un système. Être en droit de crier haut et fort les inégalités sociales de sa nation. Ne pas avoir peur de la prison, ne pas mourir pour des idées. Ne pas ressentir de répression autour de soi. Ne pas être prisonnier dans son propre pays. Ne pas se cacher pour ces idées. Avoir accès à toute l’information. Connaitre la complicité d’une femme. Faire d’une vie ou d’une nuit un accord mutuel. Jouir sans tabou, ne pas se cacher pour un baiser. Ne pas se cacher l’un à l’autre. Ne pas être pendu pour l’adultère. Ne pas être pendu pour bien des choses. Avoir le choix de quitter son pays lorsqu’il court à sa perte. Choisir de ne pas faire la guerre…

 Et moi qui pensais que la chance n’est en rien la conséquence de nos vies. Mais je n’ai pas choisi le pays de ma naissance. N’ai eu aucun contrôle sur mon éducation, mes parents, ma famille. Le monde est inégal, se fait cruel sur maintes facettes. Inégale car nombreux sont ceux sans choix et pour la chance, ils n’en ont jamais eu! Avant de porter jugement sur une personne ou tout un peuple, pour des actions qui me semble données dans l’illogique et l’irrationnel, je tente de remettre en perspective ces deux facteurs. Ont-ils le choix de leurs actions et qu’en est-il de cette chance que j’ai eu moi!

2012/03/06


  Ne pas oublier cette fillette dans la mosquée de Qom. Où les femmes en noire contrastaient des murs brulés par le soleil. De sur sa tête, sur tout son corps, elle portait un drap blanc picoté de fleurs. Ne reconnaissant en rien toute la signification de ce bout de tissus, elle gambadait souriante. S’amusant avec les ombres, l’innocence au fond des yeux, entre les minarets et les lumières de midi.

 Se rappeler de ce fermier rencontré dans un village perché entre deux déserts. Cet homme le quart de siècle dans les veines qui dans la parole, de tous ces gestes, de ces manières émanait son attirance pour les hommes. Il ne peut que cacher ce grand secret silencieusement emprisonné dans sa propre personne. Son corps une prison et ses envies un impossible des grands jours. L’homosexualité, se refoulant, fera mariage bien décevant.

 Ne pas oublier ces hommes aux mains habiles dans les bazars de basses lumières. Jouant du cuir et des métaux pour en faire de beaux objets. Des artisans chauffant à blanc de vieilles casseroles; une flamme de jouvence à même le sol. Se mélange dans l’air des vapeurs toxiques aux odeurs de viandes de chameaux. Les gens vivent de peu dans de vieilles villes sales et polluées. Travaillant de tous leurs corps, ils en arrachent pour survivent. De ces villes s’échappent les déchets qui flottent dans le désert.

 Se rappeler des femmes dissimulant les courbes de leurs corps d’un voile noire une fois dehors. D’une cape elles cachent des formes ici taboues. Je ne suis pas en droit de leurs adresser paroles. Elles ne sont ni ma sœur,  ni ma femme, ni ma mère. Parfois nos yeux se croisent mais ne se comprennent pas. Des yeux de rêves pour un corps secret. Les hommes et les femmes forment deux clans se donnant distances l’un envers l’autre. Ils se connaissent à peine dans ce pays où l’autre sexe reste mystère.

 Ne pas oublier que l’Iran est un pays grandiose de ces espaces vastes et beaux. Se rappeler de chaque personne rencontrée sur les routes et les repos. Tous m’ont portés des regards très curieux pour des sourires de tout temps. De dans leurs mains coulaient des gestes généreux. Mais la parole-libre manque et la liberté d’expression s’est enfuit il y a longtemps. Un pays où l’on ne peut que chuchoter de graves vérités et l’habitude des non-dits fait la routine. Un pays où partout les murs peints de longs slogans nous rappellent qui sont les maîtres. Ces grands manitous…pour moi des fous. Le choix est une chimère et la guerre, cette poigne de fer, se referme lentement dans l’isolement. L’information est rare et dans le noir l’attente est longue. N’ayant d’autre choix, ils attendent les mains liés que quelque chose se passe. Ils attendent…  entendent des rumeurs de révoltes venant du voisinage. Impuissant, ils attendent une guerre qu’ils n’ont pas choisie et que personne ne veut.

2012/02/29





  Dès ma sortie hors de la ville-monstre se sont déballés de grands espaces sous mes roues. Déroulées d’immenses vallées de roches qui s’éventrent pour se perdent dans le désert. Le fond de l’air est frais, voir froid. J’en perds le souffle dans la conduite. Le regard posé sur cette ligne de fond qu’est l’horizon, la route s’étire. Se perd et je veux aller voir sa fin. Le soleil teint la terre et brûle mon nez dans les mêmes tons. Les ombres s’allongent; des murs de sable dansent sur le plat. Fouettent des dômes d’argent sur leurs passages. Les formes s’effacent dans de la poussière de vent. S’y cachent des puits d’un caravansérail à l’autre sur cette route de la soie.

 Sur ces lignes droites d’un noir blanchit, je cherche des chameaux solitaires du bout des yeux. Ces bêtes venues de loin, d’Afghanistan, entreprennent des chemins qui tiennent du secret. Seuls, ils traversent les frontières avec dans leurs bosses un précieux trésor. Contrebandiers incognitos avec caché du sous la peau l’opium que l’on récupère ici pour la Turquie et puis le reste du monde. Partout posées des tours de sable, vigil jadis contre l’invasion. Forteresses oubliées, ils font désormais office de repères pour les avaleurs de rêves. Pour les nombreux fumeurs d’opiums de ce pays.

 Ce ne sont plus de simples villages mais des villes entières faites de boue. Tenues en place par de la paille. Des labyrinthes où j’aime à  m’y perdre. Cachant des ombres aux couteaux entre des murs d’aucun angle droit. Et lorsque, loin des machines bruyantes, le silence aboutit ne flotte dans l’air que le bruit des fuites de gaz naturel aux travers des tuyaux. Je fais des jours à flâner la vie que des après-midis font sans bruit. La nonchalance de lire sur un pont-miroir. Découvrir un monde de symétrie au travers de ruelles croches. Des mosquées façonnées de mains de maîtres avec au centre toujours un point d’eau. Des constructions d’une incroyable perfection où tout n’est qu’arches et symétrie. Faites de milliers de tuiles jaunes aux motifs spectaculaires qu’un fond bleu contraste. Des murs de poèmes dans des villes de boue. De vieilles portent de bois dans un monde sans arbres s’ouvrent sur des bazars bondés. D’où s’infiltrent les lumières du jour par des trous que des dômes font kaléidoscopes.

 Mais pour accéder de tels endroits, il faut traverser de longues banlieues laides et expansives. Les mille et une nuits se sont évaporées avec le millénaire. La lampe à l’huile est remplacée par le néon. Si les tapis volaient autrefois, maintenant ils ne font que caresser la paume des pieds dans chaque maison. Le monde change, leur monde change. Mais même s’il faut traverser bien du laid et nombreux bruit, le charme du Moyen-Orient reste. Ce charme légendaire suinte les murs, vit dans les dômes… murmures les arches… Un charme unique que l’hospitalité fera complice encore longtemps.